Publication : 9 mai 2016 Commenter cette actualité

Que lisent les libraires?

Curieux de découvrir les recommandations des libraires? C’est ce que proposent les Bibliothèques de Montréal, la Société de transport de Montréal et l’Association des libraires du Québec, dans le cadre de Lire vous transporte. L’expérience de lecture est offerte en téléchargeant le premier chapitre des livres sur un téléphone intelligent, une tablette, une liseuse ou un ordinateur à partir du site lirevoustransporte.com. Vous souhaitez poursuivre la lecture? Il suffit d’emprunter le livre dans l’une des 45 bibliothèques de Montréal ou la version numérique en ligne, en activant la fonction « Emprunter » sur lirevoustransporte.com. Il est également possible d’acheter le livre numérique ou le livre papier sur le site leslibraires.ca. Huit suggestions de libraires Martin Dubé de la Librairie Le Port de tête (Montréal) Jane, le renard et moi, Fanny Britt et Isabelle Arsenault (La Pastèque) (BD) Extrait : Jane Eyre est pauvre et triste. Elle n’a pas de parents et mène une vie misérable, mais sa grâce lui permet malgré tout d’être aimée comme elle le mérite. Le renard est peureux et fragile. Son poil est d’un roux flamboyant, mais ce sont surtout ses yeux à la tendresse surhumaine qui le distinguent et le transforment en animal poétique. Et moi je suis une saucisse enrubannée dans des maillots de bain trop petits, mais c’est mon imagination et le pardon que j’accorde sans concession à mes semblables qui me donneront le droit d’atteindre la grâce de Jane Eyre et du renard roux. Morgane Marvier de la Librairie Monet (Montréal) L’heure sans ombre, Benoît Bouthillette (Druide) (polar) Extrait : Le sous-ministre : Inspecteur Sioui, permettez-moi d’aller droit au but. Depuis hier, des tractations incessantes, menées auprès des différents échelons de notre hiérarchie ainsi qu’auprès des autorités consulaires de votre pays, me permettent aujourd’hui de vous adresser la requête suivante : acceptez-vous, au nom de l’État cubain, d’aider à mener à bien les recherches visant à élucider les disparitions de nombreux enfants sur son territoire, ainsi qu’à tenter de contribuer à l’élucidation de crimes crapuleux, comme celui dont vous avez été témoin hier, et ce, à titre d’observateur privilégié ? Moi : De tout mon être, oui. Louise Bordeleau de la Librairie La Maison de l’Éducation (Montréal) La mijoteuse 2, Ricardo (Éditions La Presse) (guide) Résumé : À la suite du succès de La mijoteuse, de la lasagne à la crème brûlée, Ricardo remet ça avec près de 80 nouvelles recettes réconfortantes, surprenantes ou exotiques: plats végétariens et desserts succulents, party de tacos et buffet indien, cuisine de tous les jours et des fêtes… Peut-on vraiment faire tout cela avec une mijoteuse? Et comment! Ricardo fait la preuve que la mijoteuse est devenue un incontournable de la cuisine pour simplifier la vie tout en obtenant des plats délicieux, parfois inattendus! Catherine Chiasson de la Librairie Bric à Brac (Montréal) Zazie tome 1, Marie-Renée Lavoie (Hurtubise) (jeunesse) Extrait : Dans les grosses familles, c’est souvent la fête de quelqu’un. Chaque membre offre ainsi une occasion de manger des cochonneries trop sucrées, trop collantes, trop salées, trop chimiques, jugées beaucoup trop nocives le reste de l’année. Il y avait donc chez nous plein d’occasions de s’empiffrer déraisonnablement. C’est une joie non négligeable. Thomas Dupont-Buist de la Librairie Gallimard (Montréal) Des explosions, Mathieu Poulin (Ta mère) (roman québécois) Extrait : Il faut donc admettre que l’homme n’est peut-être pas ce que la Terre a de mieux à offrir pour saisir les subtilités de l’existence. Ce que nous savons de l’histoire de notre monde nous permet d’imaginer que des cendres de l’humanité pourraient émerger de nouvelles entités plus aptes à produire des réponses vraies. N’allez pas croire que j’ai comme projet l’annihilation de la race humaine. Je ne suis pas, du moins je crois, un illuminé. Le cinéma nous permet cependant de faire entrevoir, via la représentation, cette possibilité à nos frères et sœurs. Mireille Frenette de la Librairie Zone libre (Montréal) Voir son steak comme un animal mort, Martin Gibert (Lux) (essai) Extrait : J’aime la viande. L’été venu, lorsque l’odeur des barbecues envahit les ruelles de Montréal, je ravale ma salive. J’aime la charcuterie, le fromage et les mouillettes qu’on trempe dans les œufs à la coque. J’aime aussi le contact du cuir et de la fourrure. Pourtant, je ne mets plus de produits animaux dans mon assiette ou sur mes épaules. Je ne cautionne plus la souffrance animale. Je suis végane. Je n’aime pas particulièrement les animaux. J’ai une empathie ordinaire et je pourrais certainement faire du mal à une mouche. Enfant, j’ai entendu sans m’évanouir les cris du cochon qu’on égorge dans une arrière-cour auvergnate. Dans mon rapport aux animaux, je suis un type normal. Sauf que je suis aussi sensible aux arguments et aux raisons morales. Kim Leblanc de la Librairie Paulines (Montréal) Du bon usage des étoiles, Dominique Fortier (Alto) (roman québécois) Extrait: Le soleil brillait en ce 19 mai 1845 alors que l’Erebus et le Terror s’apprêtaient à appareiller de Greenhithe, leurs reflets tremblant sur les eaux verdâtres du port où flottaient guirlandes, poignées de riz et petits poissons morts. Pas moins de dix mille personnes se massaient sur les quais pour assister au départ de sir John Franklin, héros de l’Arctique, qui repartait à la conquête du mythique passage du Nord-Ouest, toujours pour la plus grande gloire de l’Empire. Sur le pont de l’Erebus, en habit d’apparat, l’explorateur agitait un mouchoir coloré afin que son épouse Jane, lady Franklin, puisse facilement le distinguer au milieu de ses inférieurs qui secouaient, eux, des mouchoirs de soie noirs. Shawn Cotton de la Librairie Raffin (succursale Plaza St-Hubert, Montréal) Poissons volants, François Rioux (Quartanier) (poésie) Extrait : Tu vis à une époque intéressante, quelle malédiction, ça grouille, ça bruit, tu t’étourdis dans le mauvais film, une rose de papier à la boutonnière. Tout le monde veut te souffler sa petite idée, tu as l’écoute un rien complaisante, tu traînes du papier à musique, au cas où; on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a, et tout ce qu’on a c’est le bruit, c’est bien ça? Parle dans la tempête, voir. Une toune dans la tête, si tu la chantes, va-t-elle s’en aller? L’air est plus clair en hiver, alors les sons voyagent mieux, non? Il y aura des questions, tu prendras le métro, faut quand même vivre aussi, tu penses à un sous-marin, le son se diffuse autrement dans l’eau – un jour tu te feras pousser des ailes, tu planeras sur les ondes grises, les ondes bleues. À vous de choisir, bonnes découvertes!




« Que lisent les libraires? » :

Aucun commentaire n'a été soumis pour cette actualité

Écrire un commentaire







Retour à la page d'accueil des actualités

Haut de page




RECHERCHE
dans les actualités

RSS : Actualité RSS : Actualités
 RSS : Commentaires

Share